Une petite image amusante qui circule sur facebook et qui illustre le décalage actuel entre le comportement des bourses sous injections de liquidités des banques centrales et l’économie :

Archives pour la catégorie Humour financier finance fun
Hold-up des banques à Chypre : une petite image
Voici une petite image humoristique au sujet du hold-up récent (en cours) par le système bancaire, à Chypre, sous forme de taxe bancaire surprise sur les dépôts des clients : Lire la suite
Petite maison à vendre pas cher idéal bricoleur
A votre bon coeur m’ssieurs dames, une petite maison à vendre, idéal bricoleur, coin très calme, dernière technologie avec panneaux solaires et parabole pour le satellite : Lire la suite
Les études en Espagne : pourquoi aller à l’université
Pourquoi il est important d’aller à l’université en Espagne, un petit dessin vu sur facebook vaut mieux qu’un long discours (j’ai traduit pour vous)
: Lire la suite
Une blague de bourso sur France Telecom
Aujourd’hui je jette un oeil à bourso et quelques valeurs, et je vois que bourso continue de garder l’humour ![]()
Jugez plutôt : Lire la suite
Retraite à 70 ans et chômage des jeunes
Un petit dessin amusant vu sur facebook, concernant le problème en Espagne (ce qui ne concerne pas que l’Espagne mais aussi la France et d’autres pays) : Lire la suite
Le rêve espagnol : demande en mariage + paiement hypothèque
Une image amusante vue sur facebook, après le cauchemar américain, voici le rêve espagnol, trop romantique
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La crise expliquée avec l’image d’un bistrot : les picolobligations
Vu sur un forum, une explication excellente de la crise financière actuelle avec l’image d’un bistrot :
Marcel Vincent est propriétaire d’un bistrot.
Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n’ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.
Il imagine alors un plan marketing génial : « Picole aujourd’hui, paie plus tard ».
Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.
Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.
Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.
Les clients de Marcel Vincent s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel Vincent, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel Vincent avec les créances-clients en garantie.
Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS. Les Picolobligations sont alors « titrisées » (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme.
Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme « obligations AAA », ne sont en fait que les créances bidons d’alcoolos feignasses.
Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
Un beau matin, un « risk manager » oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel Vincent que ses clients règlent leur ardoise.
Marcel Vincent essaie, mais ses clients ne bossant pas … bernique !
La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.
Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%.
La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque. Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs (« too big to fail » qu’on dit)
La banque est donc renflouée par l’’État.
Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel Vincent…
C’’est pourtant pas difficile à comprendre, non ?

